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Comité de jumelage
de la ville de Rochefort sur mer

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Les secrets du passé de Papenburg

La statue de Dietrich von Velen
Dietrich von Velen

A la fin du VII ème siècle, Karl der GroBe (Charlemagne) entreprend la christianisation des Germains ; de la paroisse de "Ascanthorp" (aujourd'hui Aschendorf), se propage la nouvelle religion en Frise.
Mais il faut attendre 1000 ans encore avant la première "Fehnkolonie", communauté qui creuse les premiers canaux pour assécher les terres. En 1630, alors que la guerre de Trente Ans fait rage, Dietrich von Velen reçoit en héritage les ruines du château de Pfaffenburgh et le "Moor" s'anime…

Chacun acquiert un lopin de 3 hectares environ. Munis de pioches et de brouettes, les colons extraient la tourbe pour bâtir et chauffer leurs chaumières, les "Moorhütten" ainsi que pour assurer la litière du bétail. Les canaux ouvrent la voie vers l'Ems puis vers la mer ; les écluses apparaissent. Alors, les bateaux sillonnent l'Emsland chargés de la précieuse tourbe pour les potiers, les tisserands, les brasseurs…

 

Les trois mats de Papenburg

Ces petits bateaux sont à l'origine de la tradition de construction navale de Papenburg qui comptait vers 1850 24 chantiers et 196 navires. Les trois mâts de Papenburg ont navigué alors sur toutes les mers.

 

 

Quatre d'entre eux "Anna", "Catharina", "Margaretha" et "Thekla" ont jeté l'ancre pour toujours dans les canaux de Papenburg d'où ils invitent le promeneur au rêve. Le "Friederike" reste le plus représentatif.

En 1791, le seigneur de Papenburg autorise la construction de la première scierie et favorise ainsi le développement des constructions navales. Les conifères arrivent des pays du Nord (Norvège et pays baltes) par bateaux et le chêne, de la région de Münster. Vers 1797, environ 60 petits bateaux sortent tous les ans des chantiers et vers 1800 Papenburg compte 2 500 habitants.

En 1872 apparaissent, le long du Turmkanal, les chantiers navals Jos. L. Meyer, qui se spécialisent dans les constructions lourdes en métal. Ce sont les premiers qui n'aient pas eu à souffrir des conditions économiques de 1870, - 1880 auxquelles Papenburg n'a pu faire face. La construction de bateaux en bois périclite et c'est ainsi que sombre la flotte dont Papenburg était si fière et qui durant 150 ans lui avait rapporté la plus grande partie de ses ressources.

Les petits agriculteurs profitent alors du savoir que les marins ont rapporté durant leurs voyages pour cultiver les terres et développer l'agriculture. Les marins eux-mêmes préfèrent rester au pays et profiter de ces nouvelles méthodes pour cultiver.